DÉFENSES NATURELLES ET MICROBIOTE INTESTINAL

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Connaître ce qui existe réellement dans notre corps, comment cela fonctionne, et surtout ce que nous pouvons faire pour le soutenir dans sa mission de fidèle défenseur, nous permettra de compléter l’injonction médiatique de “se prémunir de tout agent pathogène par l’évitement”. Sans dénier le rôle important de la Prudence, il nous semble réaliste de compléter cette injonction actuelle, en rappelant le rôle crucial de la qualité de notre système de défenses naturelles, afin d’en prendre soin et de le renforcer.

NOTRE SYSTEME DE DÉFENSES NATURELLES

Avant d’aller plus loin, un petit rappel du fonctionnement et de l’organisation de notre système de défenses naturelles s’impose. Pour faire simple, disons qu’il s’organise autour de 3 lignes naturelles :

  • La première ligne va s'attacher à empêcher tout agent pathogène(1) à pénétrer dans notre organisme. Elles est constituée de la peau, de défenseurs biologiques comme le microbiote intestinal que l’on va étudier dans cet article et des sécrétions chimiques comme l’acide contenu dans l’estomac qui tue ces agents pathogènes.

  • La deuxième ligne est constituée des premières réactions physiologiques comme la fièvre qui affaiblit les virus, l’inflammation, le système lymphatique...

  • Enfin la troisième ligne est, elle, constituée de nos défenses spécifiques, celles qui nous sont propres et qui se constituent tout au long de notre vie en fonction des pathogènes que l’on aura rencontré (c’est, par exemple, le résultat d’un vaccin)

Voilà pour ces trois lignes de défenses qui ne sont pas de trop ! En effet, tous les jours, à chaque instant, par notre respiration et notre alimentation, nous faisons pénétrer des millions de micro-organismes dans notre organisme qui doit soit les détruire, soit les évacuer pour  qu’ils ne s’installent pas.

Arrêtons nous maintenant sur ce qui se cache derrière le mot “microbiote”. Qu’est ce exactement que cela ? Et bien c’est tout simple... Disons que nous vivons en symbiose avec une colonie de micros organismes qui ont élu domicile sur nous et même en nous ! C’est l’ensemble de ces micro-organismes que l'on nomme microbiote. Nous en avons partout, nous en sommes couverts et, pour une bonne partie d’entre eux, ils se sont installés dans notre intestin et forment le fameux microbiote intestinal.

Il est constitué de 1000 espèces et l’on compte des milliards d’individus…Il est intéressant de savoir que le microbiote intestinal est propre à chaque personne tout comme les empreintes digitales et se forme dès la naissance au contact de la flore vaginale de la maman, pour atteindre sa maturité vers 3-4 ans. 

Son rôle est triple : 

  • Métabolique et digestif : fermentation des nutriments non digérés, hydrolyse de l’amidon, synthèse des vitamines B12 et K….

  • Protecteur contre les agresseurs extérieurs : en colonisant notre paroie intestinale, il empêche les agents pathogènes de s’installer et de se développer.

  • Immunitaire : construction et optimisation de notre système immunitaire.

FAIRE BARRIÈRE PAR COLONISATION

De par sa présence, notre microbiote occupe l’espace disponible, il le colonise, et empêche ainsi que les nouveaux arrivants ne trouvent pas de conditions de vie satisfaisantes (quand la boîte à sardines est pleine, on ne peut plus rien y mettre). Ainsi, les virus et autres nouvelles bactéries ne peuvent ni se fixer ni se développer et ne font que passer pour finalement être évacués dans nos selles.

De plus, pour conserver cette place, certaines bactéries de notre microbiote vont aller jusqu’à lutter directement contre les envahisseurs par leur propre production de bactéricide.

Le microbiote intestinal joue donc un rôle immunitaire dans la première ligne de défense. Mais attention, un microbiote fragilisé ou en trop faible quantité (comme cela peut être le cas après un usage trop intense d’antibiotiques) ne pourra plus jouer ce rôle protecteur et laissera la place aux pathogènes déclenchant inflammations et porosité de la paroie intestinale.

DÉFENDRE

Mais son action barrière, déjà très importante, n’est pas le seul rôle protecteur du microbiote. 

Nous avons vu que le microbiote de chacun est unique et qu’il se constitue dès la naissance. Il va alors dialoguer avec le système immunitaire en formation lui apprenant à distinguer les espèces amies de celles qui ne le sont pas et ainsi construire une barrière intestinale efficace, appelée mucus.

De plus, des études récentes (3) ont montré qu’en cas de risque (présence de pathogènes), le microbiote pouvait émettre des signaux pour activer le recrutement de cellules du système immunitaire et lutter contre ces pathogènes.

Enfin, on sait aujourd’hui que le système nerveux qui régit l'intestin véhicule également des informations au cerveau (4). Une modification du microbiote peut modifier l’information transmise au système nerveux central et si les éléments de preuves doivent encore être étoffés, on peut dire que le rôle du microbiote est évoqué dans de nombreuses maladies neuropsychiatriques comme l’autisme, la schizophrénie, l’anxiété et la dépression ou des troubles bipolaires.

Pour l’Inserme, certaines tumeurs seraient liées à la présence de micro-organismes précis et, à l’inverse, l'efficacité des thérapies anticancéreuses serait aussi sous l'influence du microbiote. Il existerait une synergie d'action entre certains médicaments anticancéreux et la flore intestinale.

De même, le microbiote aurait un rôle dans l’obésité et le diabète.

En résumé, un microbiote en bonne santé est un microbiote riche et diversifié. Il nous protège des agents pathogènes et des maladies de deux manières: 

  • en faisant barrière aux micro organisme pathogènes

  • en communiquant avec notre système immunitaire

A contrario, un microbiote dégradé va avoir des conséquences sur notre santé pouvant aller de la simple diarrhée jusqu’à la maladie neuropsychiatrique.

Alors pour avoir un bon système immunitaire, rapide et efficace, commençons par avoir un bon microbiote ! Protégeons le et nourrissons le bien !

COMMENT FAIRE POUR BÉNÉFICIER D’UN MICROBIOTE SAIN ET PERFORMANT ?

CONSEIL 1 : ALIMENTATION

La santé de notre microbiote passe prioritairement par l’alimentation.

Pour conserver un microbiote sain, il est recommander de:

  • limiter les aliments sucrés

  • consommer suffisamment d’acides gras ( 2 CS d’huile FONDATRICE + 2 CS d’huile d’OLive, par jour et par personne)

  • consommer des aliments lacto-fermentés très fréquemment et en bonne quantité comme la choucroute, les pickles (Cornichons, citrons, concombres, oignons, navets, betteraves, carottes, radis… ..), le pain au levain, les yaourts, le kéfir de lait, le kéfir de fruits, le miso

OU

  • FAIRE UNE CURE DE SUPERBOOST, sève de bouleau lactofermenté additionnée d’hydrolats qui renforcent les défenses naturelles et de propolis, le tout en bio.

Découvrez ici notre Huile FONDATRICE

 (nous recommandons 4 cures d’Huile Fondatrice par an avant 45/50 ans, et en continu après) 


Découvrez ici le SUPERBOOST

 (nous recommandons 1 cure par an entre décembre et mars) 



CONSEIL 2: ATTENTION AUX EXCES DE ZELE

Il convient aussi de ne pas céder à la tentation de se “purifier” par des purges intestinales trop radicales  (type purge de Ricin) car ces purges radicales peuvent faire partir le bébé avec l'eau du bain, et déstabiliser le microbiote intestinal.

CONSEIL 3 : SOINS APRÈS LES ANTIBIOTIQUES

Notons encore que la prise d’antibiotiques appauvrit le microbiote intestinal, et qu’il est particulièrement recommandé de le reconstituer par après, grâce à nos conseils alimentaires.

CONSEIL 4 : PRÉFÉREZ LES ALIMENTS LACTO-FERMENTÉS AUX PROBIOTIQUES SECS

Nous préférons les probiotiques frais alimentaires (aliments lacto-fermentés, SUPERBOOST) aux probiotiques secs en gélule, car un produit vivant est toujours plus performant qu’un produit sec.

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE MICROBIOTE INTESTINAL

  1. Ce sont tous les micro- organismes susceptibles de provoquer une réaction de nos défenses : virus, bactéries, champignons, levures…

  2. le creux, l’intérieur, des organes conduisant les aliments ingérés depuis la bouche jusqu’aux selles. Tant que les nutriments et micro-organismes restent dans cette lumière, ils n’ont pas pénétré notre organisme. 

  3. www.medecinesciences.org

  4.  www.inserm.fr